DME et mode de garde : comment gérer la crèche, la nounou et les grands-parents ?

La rentrée approche, bébé commence la crèche, va chez une assistante maternelle, une nounou ou passe davantage de temps avec ses grands-parents… et avec ce nouveau mode de garde, arrivent souvent beaucoup de questions autour de la DME et des repas.

« Est-ce qu’ils vont accepter la DME ? »
« Et s’ils ont peur des morceaux ? »
« Chez mamie, on lui donne des choses que je ne propose pas à la maison… je fais quoi ? »
Ou encore ce grand classique : « Pourquoi est-ce qu’il mange tout à la crèche alors qu’avec moi il refuse ? » 😅

La bonne nouvelle, c’est que l’alimentation de bébé n’a pas besoin d’être parfaitement identique partout.

Bébé est capable de s’adapter à différents environnements, différentes personnes et différentes habitudes. L’objectif n’est donc pas que tout le monde reproduise exactement vos repas à la maison, mais plutôt de savoir quelles règles sont essentielles, lesquelles peuvent être adaptées et comment communiquer sans faire de chaque repas un sommet diplomatiqu

Avant tout : transmettre les règles essentielles de la DME

Lorsque bébé commence à être gardé, la première étape est simplement d’expliquer la façon dont il mange à la maison.

Certaines personnes connaissent déjà très bien la diversification menée par l’enfant. Pour d’autres, voir un bébé de 6 ou 7 mois attraper un morceau de brocoli peut être franchement déroutant.

Et c’est compréhensible.

Plutôt que de vouloir convaincre à tout prix, expliquez concrètement ce que bébé sait déjà faire, les aliments qu’il a l’habitude de manger et les règles importantes à respecter.

Vous pouvez notamment transmettre nos règles de sécurité essentielles en DME: bébé doit être correctement installé, les aliments doivent avoir une texture et un format adaptés, le repas doit toujours avoir lieu sous la surveillance d’un adulte et bébé doit rester acteur de son repas.

Il peut également être utile d’expliquer la différence entre un véritable étouffement et le réflexe nauséeux, qui peut être très impressionnant lorsqu’on ne l’a jamais observé.

Enfin, la dernière règle de sécurité est l'information de votre entourage sur la technique de diversification choisie. Cela aidera votre famille à proposer correctement la nourriture à bébé. Quant est-il pour les modes de garde et la DME ? Comment faire ? Ne stressez plus, on vous explique comment faire !

L’idée n’est pas de donner un manuel de 47 pages à mamie 😅

Quelques informations claires et importantes valent souvent mieux qu’une avalanche de recommandations.

Vous pouvez par exemple transmettre :

  • les règles de sécurité indispensables ;
  • quelques exemples de formats que bébé maîtrise déjà ;
  • les aliments à éviter ou à adapter ;
  • la façon dont vous souhaitez que soient respectés sa faim et son rassasiement ;
  • les éventuelles allergies déjà identifiées et les consignes associées.

Le reste peut s’apprendre progressivement.

Comment poursuivre la DME avec un mode de garde ?

Si la crèche, la nounou, l’assistante maternelle ou les grands-parents sont à l’aise avec la DME, c’est évidemment la situation la plus simple.

Si bébé débute tout juste la diversification, il n’est pas nécessaire de vouloir immédiatement reproduire tous ses repas partout. Le lait maternel ou infantile reste une part essentielle de son alimentation et les découvertes peuvent se mettre en place progressivement.

Lorsque bébé commence à être plus à l’aise, une très bonne solution consiste à montrer un repas à la personne qui va le garder.

Voir bébé manipuler un morceau, le porter à sa bouche, le mâcher avec ses gencives ou gérer un réflexe nauséeux est souvent beaucoup plus rassurant que dix explications théoriques.

Vous pouvez également montrer comment proposer certains aliments selon son âge et son niveau de développement.

Et si la personne qui garde bébé a peur des morceaux ?

C’est une situation extrêmement fréquente.

Une crèche peut avoir son propre fonctionnement. Une assistante maternelle ou une nounou peut ne pas avoir été formée à la DME. Un grand-parent peut simplement avoir connu une diversification très différente.

Cela ne signifie pas que vous devez abandonner la DME.

Selon la situation, bébé peut recevoir ailleurs des purées, des compotes, des yaourts ou d’autres textures adaptées, puis continuer à manger en autonomie lorsqu’il est avec vous.

Vous pouvez également proposer des cuillères préremplies afin qu’il reste actif pendant certains repas.

La diversification n’a pas besoin d’être parfaitement identique dans tous les environnements pour que bébé continue à développer son autonomie.

L’essentiel est que les textures proposées restent adaptées aux capacités de bébé et que les repas se déroulent dans de bonnes conditions de sécurité.

« De mon temps, on ne faisait pas comme ça »

Avec les grands-parents, la difficulté n’est parfois pas seulement la peur des morceaux. 😅

Les recommandations ont évolué, les connaissances aussi et certaines habitudes autour de l’alimentation des enfants sont différentes de celles des générations précédentes.

Vous pouvez donc entendre :

« Il ne mange presque rien ! »

« Tu es sûre qu’il peut manger ça ? »

« Une petite cuillère pour mamie… »

« Il faut bien qu’il termine. »

Ou, à l’inverse, découvrir que certaines habitudes alimentaires ne correspondent pas exactement aux vôtres.

L’objectif n’est pas nécessairement de convaincre votre entourage que votre façon de faire est la seule bonne façon de nourrir un bébé.

En revanche, vous pouvez clairement expliquer les règles auxquelles vous tenez et, surtout, pourquoi certaines d’entre elles sont importantes.

Quelles règles doivent rester non négociables ?

C’est probablement la distinction la plus importante à faire lorsqu’un bébé mange régulièrement en dehors de la maison.

La sécurité n’est pas négociable.

Installation correcte, surveillance pendant le repas, textures et formats adaptés, prévention des risques d’étouffement et respect des éventuelles allergies doivent être compris par toute personne qui nourrit bébé.

Certaines recommandations importantes autour de l’alimentation de bébé doivent également être transmises, notamment concernant les aliments qui ne sont pas adaptés à son âge.

En revanche, tout n’a pas nécessairement besoin d’être reproduit au millimètre.

La vaisselle ne sera peut-être pas la même. Le repas aura peut-être lieu vingt minutes plus tard. Mamie préparera ses courgettes différemment. Bébé mangera peut-être davantage à midi et moins le soir.

Et ce n’est pas grave.

Différent ne veut pas forcément dire mauvais.

Et si les grands-parents proposent des aliments différents ?

C’est une question qui peut rapidement devenir sensible, notamment lorsque les habitudes concernant le sucre, le sel ou certains aliments ne sont pas les mêmes d’une génération à l’autre.

Vous avez parfaitement le droit de transmettre vos choix concernant l’alimentation de votre enfant. Mais toutes les différences n’ont pas forcément la même importance.

Une bonne manière d’aborder la discussion consiste à distinguer ce qui concerne la sécurité et les recommandations adaptées à l’âge de bébé, sur lesquelles les consignes doivent être respectées, et les petites différences ponctuelles du quotidien, qui peuvent parfois être accueillies avec davantage de souplesse.

Si quelque chose est important pour vous, dites-le clairement plutôt que d’espérer que l’autre personne le devine.

Et lorsqu’une habitude vous dérange, expliquez pourquoi sans forcément transformer la conversation en jugement sur la manière dont vos parents vous ont nourri il y a trente ans. 😉

L’objectif reste de construire un cadre dans lequel chacun sait ce qui compte réellement.

« À la crèche, il mange de tout. À la maison, il refuse. Pourquoi ? »

Voilà une situation qui peut être particulièrement frustrante.

On récupère bébé et on apprend qu’il a mangé du brocoli, du poisson et une bonne partie de son repas.

Le soir même, ce fameux brocoli touche son assiette et devient soudain l’ennemi public numéro un. 😅

Pourtant, ce comportement n’a rien d’incohérent.

Il mange avec d’autres enfants

Voir les autres toucher, goûter et manger peut encourager bébé à faire de même. L’imitation peut jouer un rôle important dans les apprentissages, y compris pendant les repas.

La personne et le contexte changent

Bébé n’interagit pas de la même manière avec ses parents, un professionnel de la petite enfance ou ses grands-parents.

Les habitudes, l’ambiance, les horaires et les interactions autour du repas peuvent être différents.

À la maison, bébé retrouve son environnement familier

Et c’est aussi là que peuvent davantage s’exprimer la fatigue accumulée pendant la journée, son humeur, son appétit du moment ou simplement son envie de refuser quelque chose.

Un repas plus compliqué à la maison ne signifie donc pas automatiquement que vous faites quelque chose de travers.

Faut-il reproduire à la maison ce qui fonctionne à la crèche ?

Vous pouvez évidemment être curieux.

Demandez comment se déroulent les repas : à quelle heure bébé mange-t-il ? Mange-t-il avec d’autres enfants ? Quels aliments sont proposés ? Sous quelle forme ? Quelle est l’ambiance ?

Cela peut vous donner des pistes intéressantes.

Mais vous n’avez pas besoin de transformer votre cuisine en annexe de la crèche.

Et surtout, essayez d’éviter :

« Mais à la crèche, tu le manges ! »

Même si, soyons honnêtes, la phrase peut être TRÈS tentante. 😅

Continuez plutôt à proposer les aliments sans pression. Un refus à la maison aujourd’hui ne signifie pas que bébé n’aime plus cet aliment ou qu’il faut trouver une stratégie pour lui en faire manger coûte que coûte.

L’exposition répétée à différents aliments, dans un contexte serein et sans pression, fait partie de la découverte alimentaire.

Et s’il mange davantage ailleurs qu’à la maison ?

Là encore, regardez l’alimentation de bébé dans son ensemble plutôt qu’un repas isolé.

Son appétit peut naturellement varier selon les jours, les horaires, les quantités de lait consommées, son sommeil, son activité, son développement ou son état général.

Après une grosse journée de crèche, certains bébés auront simplement moins faim ou moins d’énergie au repas du soir.

Ce qui compte n’est pas de faire correspondre chaque assiette.

Bébé apprend progressivement à reconnaître ses sensations de faim et de satiété. Notre rôle reste de lui proposer une alimentation adaptée dans un environnement sécurisant, sans faire des quantités consommées une performance.

Si, en revanche, les refus deviennent très importants ou persistants, concernent de nombreux aliments ou textures, ou vous inquiètent concernant la croissance ou l’alimentation de votre enfant, parlez-en avec un professionnel de santé.

📌 À transmettre à toute personne qui fait manger bébé

Avant les premières gardes, vous pouvez préparer une petite liste très simple.

Sécurité : comment installer bébé et quels aliments ou formats éviter.

Habitudes actuelles : ce qu’il mange déjà et les textures qu’il maîtrise.

Autonomie : ce qu’il peut prendre seul et comment utiliser une cuillère préremplie si nécessaire.

Faim et satiété : bébé n’a pas besoin de terminer son assiette.

Allergies : allergènes déjà introduits, allergies connues et consignes spécifiques si nécessaire.

Vos quelques limites importantes : plutôt que vingt règles difficiles à retenir, choisissez celles qui comptent réellement pour votre famille.

Cette petite transmission permet souvent de rassurer tout le monde, parents compris.

Accepter que bébé ne mange pas exactement de la même façon partout

C’est probablement le message le plus important de cet article.

Bébé va progressivement découvrir qu’il existe différentes façons de manger, différentes personnes autour de la table et différentes habitudes selon les endroits.

Et cette capacité d’adaptation fait aussi partie de ses apprentissages.

Votre objectif n’est pas de contrôler chaque bouchée lorsqu’il n’est pas avec vous.

Il s’agit plutôt de créer un cadre suffisamment clair pour pouvoir ensuite faire confiance à la personne qui le garde et à bébé.

Et parfois, accepter qu’un repas soit légèrement différent chez papy et mamie permet aussi à tout le monde de profiter davantage du moment sans transformer chaque détail en sujet de tension.

En résumé

La DME peut parfaitement continuer lorsque bébé va à la crèche, chez une nounou, une assistante maternelle ou chez ses grands-parents.

Le plus important est de transmettre les règles de sécurité et les informations essentielles, puis d’accepter qu’il puisse exister quelques différences d’un environnement à l’autre.

Si la personne qui garde bébé n’est pas encore à l’aise avec les morceaux, différentes adaptations sont possibles sans remettre en question tout ce que vous faites à la maison.

Et si bébé mange davantage, différemment ou accepte certains aliments lorsqu’il n’est pas avec vous, inutile de transformer cela en compétition entre la crèche et votre cuisine. 😅

Observez, échangez avec les personnes qui le gardent et continuez à lui proposer des repas adaptés sans pression.

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Avoir commencé les purées à 4 mois et vouloir commencer la DME dès 6 mois est tout à fait possible. Ou alors vous vous demandez comment associé le lait maternel / infantile et la DME.

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