Quand bébé commence la diversification alimentaire, beaucoup de parents veulent bien faire.
Stimuler, varier, éveiller, développer.
Et sans s’en rendre compte, chaque repas peut devenir une opportunité “d’apprentissage”.
Mais en DME, tout ne doit pas être éducatif à table
Quand le repas devient une mission
On peut vite se dire :
“Il faut lui faire découvrir un nouvel aliment.”
“Il faut varier.”
“Il faut stimuler sa motricité.”
“Il faut profiter du moment pour lui apprendre.”
Progressivement, le repas peut devenir une mission à remplir.
Pourtant, la diversification menée par l’enfant ne repose pas sur la performance.
L’apprentissage se fait naturellement
En DME, bébé apprend :
en observant,
en répétant,
en touchant,
en explorant.
Pas besoin de transformer chaque assiette en expérience pédagogique.
La répétition simple est souvent plus efficace qu’une stimulation constante.
Trop d’objectifs peuvent créer de la tension
Quand on veut :
varier à chaque repas,
proposer quelque chose de “nouveau” en permanence,
optimiser chaque bouchée,
on peut inconsciemment transmettre une forme de tension.
Or, l’ambiance du repas influence beaucoup plus que le contenu précis de l’assiette.
Simplifier, c’est aussi accompagner
Simplifier ne signifie pas négliger.
Cela signifie :
accepter la répétition,
laisser de la place à l’ordinaire,
faire confiance au processus.
Un repas simple, répété, calme… peut être très nourrissant, même sans “objectif éducatif”.
En résumé
En DME, chaque repas n’a pas besoin d’être une leçon.
Bébé apprend déjà énormément, même dans la simplicité.
Lâcher l’idée d’optimiser chaque moment permet souvent de retrouver plus de sérénité à table.